VOYAGE À L’ENCAN OU À L’ABATTOIR

Lorsque les cochons ont atteint leur poids « optimal », ils sont sortis sans
ménagement de leur enclos et embarqués dans des camions qui les mènent à
l’encan ou à l’abattoir. Les lieux d’abattage se trouvent parfois à plusieurs heures,
voire plusieurs jours de route. Des camions bondés à pleine capacité
d’animaux paniqués sillonnent routes et autoroutes à tout instant et en tous sens.
Le transport des animaux, qui se devrait en principe d’être bien réglementé ne
l’est pas et bien souvent les besoins les plus fondamentaux des animaux, tels que
l'abreuvement, la nourriture, le repos, ne sont pas assurés. Un nombre
considérable d’animaux arrivent à destination, blessés, estropiés, stressés, en état
de choc, malades, ou morts. Le débarquement des animaux vivants ou malades
qui arrivent à destination, se fait de façon sauvage et l’aiguillon électrique est
couramment utilisé et sans aucune raison. Avec preuves irréfutables à l’appui, les
associations internationales Animals' Angels et Protection Mondiale des Animaux
de Ferme (PMAF), ont montré au grand jour, l’an dernier, les innombrables,
inacceptables et intolérables sévices dont sont victimes les animaux dans les
encans québécois : cochons malades et incapables de marcher qui reçoivent de
violents coups de pied et qui sont tirés par les oreilles; porcelets battus,
suspendus par les pattes et jetés violemment au sol, etc., etc., etc. …
Lors du transport et à l’abattoir, « biologiques » ou « industrialisés », les
cochons reçoivent le même traitement. Ils sont immobilisés puis étourdis juste
suffisamment pour que leur cœur continue de battre et que leur sang s'écoule
après l'égorgement. Les animaux sont saignés vivants et meurent de la perte de
leur sang. Il arrive fréquemment que les cochons soient encore conscients
lorsqu’ils se retrouvent suspendus par les pattes à la chaîne d'abattage, ou encore
dans la cuve d’ébouillantage.

Chaîne d'abattage

Cochon suspendu par les pattes puis saigné

Cuve d’ébouillantage