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NOS CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS

Les consommateurs sont de plus en plus soucieux de leur santé, de leur environnement et du sort réservé aux animaux. Au Québec et au Canada, la tendance est au végétarisme ou à la réduction de la consommation de viande et cette pratique n’est plus uniquement l’habitude d’une petite proportion de consommateurs. Aujourd’hui, de plus en plus d’adolescents, préoccupés par la souffrance des animaux, s’orientent vers le végétarisme.

Nous sommes convaincus que pour répondre à une demande toujours croissante de produits végétaux et pour lesquels il existe de réels débouchés, de nouvelles cultures biologiques devraient être exploitées, comme par exemple, celles de la culture du lin, du chanvre, du triticale, du lupin, du sorgho, du mil, des noix, des fruits, des légumes, etc. Au Canada, en l998, la consommation de brocoli a augmenté de l50 %. En 2000, le Canada a produit plus de 9000 tonnes de lentilles, se hissant au 1er rang des pays producteurs devant l'Inde.

Les légumineuses et céréales coûtent beaucoup moins cher à produire que l’élevage. La production commerciale de pois chiche au Canada qui a commencé en 1995, avec 1 000 tonnes environ, a rapidement pris de l'ampleur les années suivantes et en 2001, la production atteignait 465 000 tonnes.

La valeur accrue des légumineuses et leurs plus faibles coûts de fertilisation en font une culture attrayante pour les agriculteurs et agricultrices. Plus de 100 pays importent les légumineuses du Canada. L’Asie du Sud, où une grande partie de la population est végétarienne, consomme davantage de ces légumineuses que toute autre région dans le monde.

Pour les générations à venir, pour la survie de cette planète, pour la survie même de notre espèce, il est de notre devoir de respecter l’environnement. Nous avons la responsabilité de protéger le futur de cette planète qui existe depuis des milliards d’années. Nous n’avons pas le droit de nous laver les mains de ce qu'il en adviendra dans 50 ou dans 60 ans si nous ne révisons pas dès maintenant et en profondeur notre comportement destructeur. Mis à part un infime pourcentage de personnes qui n’ont d’autre choix que de chasser pour survivre, il n’existe aujourd’hui aucune nécessité de consommer de la chair animale, d’autant qu’il a été depuis longtemps, scientifiquement prouvé que nous pouvons satisfaire tous nos besoins essentiels et nutritionnels par une alimentation végétarienne équilibrée. La seule vraie nécessité qui existe pour nous aujourd’hui est que nous cessions de polluer notre environnement, que nous devenions solidaires avec les pays pauvres, et que nous apprenions à respecter les animaux et la nature.