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VACCIN DE LA VARIOLE, UN MAL NÉCESSAIRE?

Dans l'hypothèse d'un acte de bioterrorisme utilisant la dissémination du virus de la variole comme arme, les États-Unis achetèrent (en 2003) des millions de doses de vaccins contre la variole. Tout comme la France et la Grande-Bretagne. Le Canada a, lui aussi, acheté des millions de doses du vaccin.

En janvier 2003, plus de 450,000 personnes travaillant dans le domaine médical furent vaccinées contre la variole, tout comme un demi-million de soldats ou personnel militaire. Coût pour vacciner l'ensemble de la population américaine: 2 milliards $US. La France a aussi commencé à vacciner quelques centaines de personnes en février 2003, ainsi que la Grande-Bretagne.

Outre les États-Unis, l'Autriche, l'Allemagne, la France, la Suède, la Grèce, Singapour, l'Australie et des pays du Golfe ont passé des commandes aux laboratoires pharmaceutiques pour des stocks de vaccin antivariolique.

UN AUTRE VACCIN DANGEREUX?

Présentement, il n'y a pas assez de doses pour fournir le plus rapidement possible les pays demandeurs. Plusieurs multinationales pharmaceutiques travaillent pour homologuer de nouveaux vaccins contre la variole : Avantis Pasteur, Acambis/Baxter, Merck et Wyeth Laboratories.

Les stocks du vaccin antivariolique de la " première génération" fabriqué par Wyeth Laboratories, ne suffissent pas à la demande. Mais on a découvert qu'en les diluant au l/5 et même au l\10 , on pouvait augmenter les doses. La France, qui ne disposait initialement qu'un d'un stock de "première génération" d'origine militaire et conservé depuis 20 ans a, grâce à ce procédé, augmenté de l7 millions ses 55 millions de doses du vaccin. Le Canada prévoit l'achat de la compagnie Aventis Pasteur, de l0 millions de vaccins pouvant être dilués afin de doubler les doses , pour un coût total de 40 millions $ canadiens .

Wyeth Laboratories a donc lui aussi augmenté ses doses en les diluant. Son Dryvax antivariolique contient un virus vivant non atténué, un proche parent du virus pathogène de la variole, mais différent - la vaccine. La semence de cette vaccine est dérivée de la souche du New York City Board of Health, vieille de plus de 30 ans. Pour l'obtenir, on a infecté un veau d'environ 3 mois . Sur l'abdomen de l'animal, on a fait de trente à cinquante scarifications, de longues incisions. La vaccine de la variole et de la glycérine ont ensuite été frottées sur les incisions. Après cette procédure, l'animal fut attaché afin de l'empêcher de se lécher. Dans les heures et les jours qui suivirent , le veau est devenu très malade, avec de la fièvre, Sur sa peau apparurent des pustules . Au bout de six jours ,elles se remplirent de liquide, de pus. Puis, l'animal fut tué, afin de gratter ses pustules. La pulpe ainsi obtenue par grattage a été additionnée de phénol ,en concentration permettant de tuer les bactéries, mais sans inactiver le virus de la vaccine. Le vaccin fut ensuite lyophilisé puis placé dans des ampoules. Le Dryvax renferme donc de la glycérine (50%) mais aussi des traces de plusieurs antibiotiques. La glycérine est très allergène. Le phénol est un poison; quand il est ingéré ou absorbé par la peau, il peut causer des coliques, de la faiblesse, des évanouissements et des irritations cutanées. Les doses du vaccin antivariolique que possèdent Avantis furent fabriquées de cette façon, à partir de la lymphe de veau. La vaccine de la souche Lister , employée en Europe, au Japon ou en Russie , provient quant à elle de scarifications faites sur le mouton.

Il y a quelques mois, la compagnie pharmaceutique fabriquant Dryvax constata que les tubes dans lesquels les cristaux de son vaccin étaient gardés, se détérioraient dangereusement. Malgré tout, elle dilua ses stocks de vaccin (l5 millions de doses dilués peuvent donner 75 millions de doses). Puis, le vaccin fut donné à des centaines de volontaires de plusieurs universités américaines dont le St-Louis University et l'University of Rochester of Medecine and Baylor College of Medecine, afin de vérifier son efficacité. C'est ce même Dryvax qu'on donne au personnel du milieu médical et aux militaires américains. Cette multiplication du nombre des vaccins de la "première génération" a permis aux groupes pharmaceutiques de se donner du temps pour la production d'un vaccin de la "deuxième génération".

Des vaccins dits de la "deuxième génération" sont maintenant en phase d'homologation . On a cultivé différentes souches de la vaccine sur des embryons de poulets ou des cellules humaines de foetus avortés (et ce, même si le gouvernement de Bush est totalement opposé à l'avortement!). L'ACAM2000, de la compagnie américaine Acambis/Baxter Pharmaceuticals, est un vaccin produit sur des cellules Vero, des cellules hépatiques de singes verts africains. Certains vaccins se cultivent dans du sérum bovin. On donnera massivement ces vaccins de la "deuxième génération" aux populations, sans en connaître véritablement les effets à long terme et sur la seul foi d'expérimentations sur le singe, ce qui n'est en aucun cas une garantie de leur innocuité.

Lors des dernières décennies , des chercheurs ont expérimenté des vaccins avec une multitude de souches de virus de la vaccine génétiquement modifiées ou recombinées avec d'autres virus . Ces virus mutants entrent dans la fabrication de vaccins contre l'herpès, l'hépatite B, le sida ou la malaria. Il existe des centaines de souches de virus de la vaccine, avec divers degrés de virulence pour les humains mais aussi pour les animaux. Un vaccin expérimental contre le sida, se composant d'une recombinaison du virus de la vaccine, avec différentes autres souches de virus, fait présentement l'objet d'essais cliniques sur des volontaires humains, en Haïti.

Des immunoglobulines peuvent aussi être administrées lors de complications liées à la variole, au vaccin antivariolique ou aux enfants et aux personnes à risques ne pouvant recevoir le vaccin. Cette immunoglobuline vaccinale est tirée du sang de plusieurs donneurs humains ayant reçu le vaccin antivariolique. Elle contient aussi de la glycérine, du thimérosol/mercure et du chlorure de sodium. Dans la plupart des pays, on ne dispose pas d'une quantité importante d'immunoglobulines . Des travaux sont en cours pour la création d' animaux transgéniques capables de donner une immunoglobuline "humanisée".

Des antiviraux actifs sur le virus de la variole ont aussi été identifiés. Le cidofovir (Vistide), un médicament antiviral prescrit lors de certaines complications du sida, au niveau de la peau ou des yeux, peut être donné l à 2 jours après l'exposition à la variole. Cidofovir est vendu au Canada par Pharmacia (cette compagnie a fusionné en l999 avec Mosanto et Upjohn; le groupe a été racheté en 2002 par Pfizer pour 60 milliards $US) . Cidofovir peut induire de multiples effets secondaires: insuffisance rénale grave, maux de tête, fatigue, nausée, vomissements, fièvre et éruption cutanée. Il est déconseillé aux femmes enceintes. Même à de très faibles doses, le cidofovir est cancérigène lors de tests sur les animaux. Voilà encore une autre absurdité de l'expérimentation animale: même si le médicament provoque le cancer chez les animaux, on le donne tout de même aux humains. À quoi servent les tests, si on passe outre les résultats ? Les laboratoires pharmaceutiques travaillent sur une vingtaine d'autres antiviraux pour contrer la variole.

VOUS ÊTES PRÊTS POUR VOTRE VACCINATION?

Trois jours après l'injection du vaccin antivariolique de la "première génération" , une papule rouge, une lésion de la peau , apparaît au site vaccinal. Elle devient vite vésiculaire, formant un bouton. Une semaine plus tard,elle se transforme en papule blanchâtre, contenant une sérosité, un liquide trouble, entourée d'une zone érythémateuse (rougeur). La pustule - une petite tumeur inflammatoire - sèche ensuite progressivement, laissant une croûte noirâtre qui tombe en trois semaines.

Tous les vaccins demeurent potentiellement dangereux mais celui de la variole est probablement celui ayant le plus d'effets négatifs. Il donne une forme mutante de la variole .

Les effets secondaires de ce vaccin sont donc nombreux et certains peuvent entraîner la mort.

Quelques complications liées au vaccin antivariolique:

Encéphalite postvaccinale: inflammation du cerveau, pouvant se développer 2 à 25 jours après la vaccination. De nombreux cas de mortalité recensés. Fièvre, céphalées, vomissements, vertiges, signes méningitiques, coma, convulsions, confusion, amnésie. Si le patient s'en remet, il reste avec des séquelles, des dommages au cerveau et de la paralysie.

Vaccine progressive: la lésion vaccinale se développe sans interruption vers la peau adjacente entraînant une nécrose tissulaire et diffusant vers d'autres régions cutanées, aux os, aux viscères. L'évolution est souvent mortelle. (On donne des immunoglobulines)

Eczéma vaccinal: survient chez des sujets porteurs d'eczéma. Les lésions vaccinales s'étendent aux régions cutanées où se développe habituellement l'eczéma. (On donne des immunoglobulines)

Vaccine généralisée: dissémination par voie sanguine du virus vaccinal. Les lésions apparaissent 6 à 9 jours après la vaccination en nombre variable .

Inoculation accidentelle: auto-inoculation à d'autres sites, visage, paupières, bouche, organes génitaux. L'inoculation aux yeux provoque la cécité.

Dans une récente étude regroupant 680 adultes ayant reçu le vaccin antivariolique, la majorité d'entre eux ressentirent à divers degrés , de la fatigue, des maux de tête, des muscles endoloris, des frissons, de la nausée, de la fièvre et de la douleur au point de vaccination. (National Center for Infections Disease, Etats-Unis).

Selon le New York Times ( mars 2003), les Centers for Disease Control and Prevention, déconseillent la vaccination antivariolique pour les personnes ayant un problème cardiaque. Des vacciné(es) ont développé de sérieux problèmes cardiaques 5 à l7 jours après leur vaccination. Certains eurent une attaque cardiaque, de l'angine ou une inflammation du coeur. On dénombre trois morts. Les diabétiques ne devraient pas non plus recevoir le vaccin, par peur de complications cardiaques. Tout comme les personnes faisant de l'hypertension, un taux élevé de cholestérol ou qui fument la cigarette.

Vaccin antivariolique et leucémie: "Des rapports déjà publiés, ainsi que nos propres observations, indiquent que la vaccination antivariolique provoque parfois l'apparition d'un cadre leucémique. Chez cinq enfants et deux adultes observés dans les cliniques de Cracovie, la vaccination antivariolique a été suivie par de violentes réactions locales et générales et par la leucémie".( Professeurs J. Aleksandrowicz et B. Halileokowski, Académie des Sciences de Cracovie, cité dans The Lancet - 6 mai l967)

Comme le vaccin antivariolique contient un virus vivant, le vacciné peut transmettre la maladie à des personnes proches. Il est contagieux jusqu'à 21 jours après la vaccination .


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